Fiche Animation | Découvrir l'encyclique Laudato si'

Cette fiche est conçue pour être vécue en deux temps. Un premier temps de découverte sur l’encyclique en général, puis un deuxième temps pour en approfondir un point, au choix. La fiche peut donc être utilisée plusieurs fois, sans reprendre la première partie, en choisissant un point différent.

Si l’échange s’élargit aussi sur d’autres points de l’encyclique, c’est bien ! Cette fiche est conçue pour aider à démarrer une formation personnelle ou un échange en groupe.

Vous pouvez partager le fruit de vos échanges sur le site Servons la fraternité. Nous serons heureux de les publier !

 

  1. Découvrir l’encyclique Laudato si', seul ou en groupe

Noter rapidement quelques points à retenir.

Noter ce que l’on veut retenir. Qu’est-ce qui est commun avec la présentation d’Elena Lasida ? Qu’est-ce qui est nouveau ?

 

  1. Choisir d’approfondir un point de l’encyclique
  • Le rapport au temps

18. L’accélération continuelle des changements de l’humanité et de la planète s’associe aujourd’hui à l’intensification des rythmes de vie et de travail, dans ce que certains appellent “rapidación”. Bien que le changement fasse partie de la dynamique des systèmes complexes, la rapidité que les actions humaines lui imposent aujourd’hui contraste avec la lenteur naturelle de l’évolution biologique. À cela, s’ajoute le fait que les objectifs de ce changement rapide et constant ne sont pas nécessairement orientés vers le bien commun, ni vers le développement humain, durable et intégral. Le changement est quelque chose de désirable, mais il devient préoccupant quand il en vient à détériorer le monde et la qualité de vie d’une grande partie de l’humanité.

Le pape veut nous faire réfléchir à l’accélération vécue dans nos sociétés. Qu’est-ce qu’elle provoque ? En positif ? En négatif ?

  • Regarder la vidéo « Face à l’accélération ». Et moi, quand est-ce que je me dépêche ? Y suis-je obligé.e ? M’arrive-t-il de me ralentir pour quelqu’un ?
  • Regarder la vidéo « Le noviciat loin de la furie du monde ». Ces personnes ont fait un choix de vie qui les amène à se situer différemment dans le monde. A quoi leurs choix me font-ils réfléchir ? Et moi, qu’est-ce que je choisis pour regarder le monde ? Qu’est-ce que j’écoute à la radio ? Qu’est-ce que je regarde à la télé, sur internet ? Qu’est-ce que je lis ?
  • Lire (ou relire) le paragraphe 18 de Laudato si' ci-dessus. Réfléchir au mot « changement ». Quand m’apparait-il désirable ? Est-il bon pour tous ? Quand m’apparait-il néfaste ? Est-ce que je peux faire quelque chose ? Quoi ?

 

  • La culture du déchet

20. Il existe des formes de pollution qui affectent quotidiennement les personnes. L’exposition aux polluants atmosphériques produit une large gamme d’effets sur la santé, en particulier des plus pauvres, en provoquant des millions de morts prématurées. À cela, s’ajoute la pollution qui affecte tout le monde, due aux moyens de transport, aux fumées de l’industrie, aux dépôts de substances qui contribuent à l’acidification du sol et de l’eau, aux fertilisants, insecticides, fongicides, désherbants et agro-chimiques toxiques en général. La technologie, liée aux secteurs financiers, qui prétend être l’unique solution aux problèmes, de fait, est ordinairement incapable de voir le mystère des multiples relations qui existent entre les choses, et par conséquent, résout parfois un problème en en créant un autre.

22. Ces problèmes sont intimement liés à la culture du déchet, qui affecte aussi bien les personnes exclues que les choses, vite transformées en ordures. Aborder cette question serait une façon de contrecarrer la culture du déchet qui finit par affecter la planète entière, mais nous remarquons que les progrès dans ce sens sont encore très insuffisants.

Le pape veut nous faire réfléchir à notre rapport à la terre, à nos moyens matériels et à nos rapports humains. Est-ce que tout est jetable ? Bien sûr que non, surtout pas les humains…

Et moi, m’est-il arrivé de me sentir rejeté ? De rejeter quelqu’un ? Qu’est-ce qui aide à avancer ? Qu’est-ce que je peux faire seul.e ? Avec d’autres ?

Qu’est-ce qui fait dépasser la « culture du déchet » ? Qu’est-ce qui m’apparait possible autour de moi ?

 

  • Le cadre de vie

151. Il faut prendre soin des lieux publics, du cadre visuel et des signalisations urbaines qui accroissent notre sens d’appartenance, notre sensation d’enracinement, notre sentiment d’“être à la maison”, dans la ville qui nous héberge et nous unit. Il est important que les différentes parties d’une ville soient bien intégrées et que les habitants puissent avoir une vision d’ensemble, au lieu de s’enfermer dans un quartier en se privant de vivre la ville tout entière comme un espace vraiment partagé avec les autres. Toute intervention dans le paysage urbain ou rural devrait considérer que les différents éléments d’un lieu forment un tout perçu par les habitants comme un cadre cohérent avec sa richesse de sens. Ainsi les autres cessent d’être des étrangers, et peuvent se sentir comme faisant partie d’un “nous” que nous construisons ensemble. Pour la même raison, tant dans l’environnement urbain que dans l’environnement rural, il convient de préserver certains lieux où sont évitées les interventions humaines qui les modifient constamment.

Le pape nous invite à regarder notre environnement. Il est nécessaire à notre vie personnelle et commune. Comment en prendre soin ? Comment faire corps dans notre maison commune ?

 

  • Le jardin du monde

44. Aujourd’hui nous observons, par exemple, la croissance démesurée et désordonnée de beaucoup de villes qui sont devenues insalubres pour y vivre, non seulement du fait de la pollution causée par les émissions toxiques, mais aussi à cause du chaos urbain, des problèmes de transport, et de la pollution visuelle ainsi que sonore. Beaucoup de villes sont de grandes structures inefficaces qui consomment énergie et eau en excès. Certains quartiers, bien que récemment construits, sont congestionnés et désordonnés, sans espaces verts suffisants. Les habitants de cette planète ne sont pas faits pour vivre en étant toujours plus envahis par le ciment, l’asphalte, le verre et les métaux, privés du contact physique avec la nature.

45. À certains endroits, en campagne comme en ville, la privatisation des espaces a rendu difficile l’accès des citoyens à des zones particulièrement belles. À d’autres endroits, on crée des urbanisations “ écologiques ” seulement au service de quelques-uns, en évitant que les autres entrent pour perturber une tranquillité artificielle. Une ville belle et pleine d’espaces verts bien protégés se trouve ordinairement dans certaines zones “ sûres ”, mais beaucoup moins dans des zones peu visibles, où vivent les marginalisés de la société.

  • Regarder la vidéo des « litres de lumière ». Les jeunes scouts ont su vivre des partenariats et tirer profit de la nature, de l’environnement. Qu’est-ce que je peux faire de simple autour de moi pour améliorer mon environnement ou mieux en tirer parti ? Qu’est-ce que je peux faire avec d’autres ? Compléter la réflexion par le court article sur le non marchand.
  • Pour réfléchir avec le monde rural, regarder la vidéo sur l’économie dans nos assiettes. Comment est-ce que je fais attention à ce que je mange ? Pour moi ? Pour les autres ? Pour la planète ?
  • Ecouter l’interview de Sébastien Carcelle. Comment la théologie de la création a-t-elle évolué au cours des siècles ? Qu’est-ce l’encyclique Laudato si' apporte de nouveau ?

 

  • Construire ensemble

144. La vision consumériste de l’être humain, encouragée par les engrenages de l’économie globalisée actuelle, tend à homogénéiser les cultures et à affaiblir l’immense variété culturelle, qui est un trésor de l’humanité. C’est pourquoi prétendre résoudre toutes les difficultés à travers des réglementations uniformes ou des interventions techniques, conduit à négliger la complexité des problématiques locales qui requièrent l’intervention active des citoyens. Les nouveaux processus en cours ne peuvent pas toujours être incorporés dans des schémas établis de l’extérieur, mais ils doivent partir de la culture locale elle-même. Comme la vie et le monde sont dynamiques, la préservation du monde doit être flexible et dynamique. Les solutions purement techniques courent le risque de s’occuper des symptômes qui ne répondent pas aux problématiques les plus profondes. Il faut y inclure la perspective des droits des peuples et des cultures, et comprendre ainsi que le développement d’un groupe social suppose un processus historique dans un contexte culturel, et requiert de la part des acteurs sociaux locaux un engagement constant en première ligne, à partir de leur propre culture. Même la notion de qualité de vie ne peut être imposée, mais elle doit se concevoir à l’intérieur du monde des symboles et des habitudes propres à chaque groupe humain.

  • Regarder la vidéo « Un nous à construire ». Nous avons tous des « représentations », c’est-à-dire une manière de concevoir l’autre, la vie. Elles nous aident à tenir dans la vie mais parfois, elles nous rendent aveugles. Comment puis-je prendre conscience de mes « représentations » ou de mes clichés ? Qu’est-ce qui me fait avancer dans le respect de l’autre ? la bienveillance ? (Qui est différente de tout accepter sans rien dire !)
  • Regarder la vidéo sur l’association de dialogue israélo-palestinien. Qu’est-ce qui me frappe dans ce que je vois et entend ? Qu’est-ce que cela me donne envie de faire ? Comment ces personnes dépassent-elles leurs à-priori, leur haine ?
  • Lire quelques éléments de l’atelier d’écritures sur les inégalités. S’exercer à écrire quelques phrases de conviction sur le « nous à construire ensemble », fruits des échanges et les envoyer à Servons la fraternité pour qu’elles soient publiées sur le site.

Retrouvez la websérie Clameurs en intégralité ici.

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