Fiche Animation : Propositions pastorales pour la Journée mondiale des pauvres

A l'occasion de la Journée mondiale des pauvres, le 19 novembre 2017, propositions pastorales du Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Evangélisation présidé par Mgr Rino Fisichella.

 

DES IDÉES POUR LA VALORISATION DE LA JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES

Chaque Diocèse (et communauté religieuse) pourrait s’organiser pour porter, en même temps, dans tous les lieux de la souffrance et de la marginalité un message de paix et de proximité, afin de faire sentir au même moment l’unité de l’Église à travers la centralité des pauvres. En particulier, dans des lieux tels que les cantines, les maisons d’accueil, les prisons, les hôpitaux, les maisons de repos, les communautés thérapeutiques, etc… afin que ce jour-là, au même moment, la parole du Pape puisse arriver à tous.

Chaque communauté religieuse, ce jour-là, choisit une initiative: faire les courses et les apporter à des familles dans le besoin, offrir un repas aux pauvres, acheter du matériel pour les personnes âgées non autonomes, donner un moyen de transport à une maison d’accueil, donner des vivres aux associations caritatives pour les familles, etc…

Chaque Diocèse, en cette journée, décide d’une œuvre, d’un geste pour les pauvres qu’il réalisera dans l’année, en le communiquant au Saint-Père.

OBJECTIFS

«Est-ce que je suis, le gardien de mon frère ?»

S’apercevoir de la présence des pauvres à nos côtés, qui ne sont pas les derniers, les exclus, les différents, mais les témoins de la proximité du royaume de Dieu.

Connaître l’autre non seulement pour le respecter dans sa diversité, mais pour nous laisser interpeller par lui. Qui sont «les pauvres» aujourd’hui et où sont-ils près de moi, dans le territoire où je vis? Connaître la pauvreté pour trouver des moyens de partage et de créer des relations.

Favoriser  une  culture  qui  considère  les  biens  comme des «dons» à redistribuer pour établir la justice économique. Face aux injustices du monde, à la répartition inéquitable des ressources, à l’élévation du profit individuel au plus haut niveau de l’échelle des valeurs, le chrétien ne peut se taire. Comme il ne peut pas non plus se taire face aux modèles du gaspillage, du consumérisme, de l’accaparement insatiable, du gaspillage des ressources environne- mentales. De même il ne peut se taire face à certains choix économiques qui asservissent les peuples et ruinent des nations entières.

PROPOSITIONS

“Le Seigneur me conduisit à eux, et j’usais de miséricorde envers eux"

Les propositions peuvent être structurées suivant deux orientations: une culturelle et une pastorale «de miséricorde».

Orientation culturelle:

  • Des réunions préparatoires pour mettre au centre de cette journée la rencontre avec les visages des pauvres qui nous invitent à venir les rencontrer et à les accompagner du «seuil» où souvent nous les cantonnons, à l’intérieur (au cœur) de la communauté (voir le logo).

•  Connaître les pauvres et les nouvelles formes de pauvreté (économique, sociale, humaine) par le biais de réunions avec les responsables des associations travaillant dans ces domaines, dans le territoire où vit la communauté ecclésiale.

  • Connaître à travers des témoignages et des rencontres avec les pauvres, leurs histoires, leurs vraies vies, partagées dans un climat fraternel, sans créer de piétisme ou de «phénomène de foire».
  • Proposer des rencontres avec des représentants de l’économie de communion, de l’économie civile et de la justice économique.
  • Organiser des rencontres avec les intervenants locaux qui, dans leurs propres actions, mettent en œuvre une communion ou une économie solidaire.

Orientation pastorale de miséricorde :

  • Aller avec les représentants des associations dans les lieux où vivent les pauvres ou aux sièges des associations qui les accueillent, pour comprendre quels sont leurs besoins et de quelle manière et dans quel contexte il est possible de créer des relations humaines qui favorisent les personnes et leurs rendent la dignité;
  • Créer des liens de connaissance/confiance avec les pauvres du territoire en essayant de les intégrer et de les impliquer plus étroitement à la vie de la communauté;
  • Identifier d’éventuelles possibilités de leur offrir des outils utiles pour une plus grande participation à la vie ecclésiale et sociale.

La semaine de préparation pour la Journée mondiale pour les pauvres peut être l’occasion de semer des graines qui, avec le temps, arriveront à maturité; le début d’un chemin qui ne peut plus être retardé, pour nous permettre de répondre différemment à la question que Dieu a posée à Caïn: «Où est ton frère?» (Gn 4, 1-16), en prenant soin de nos frères, seul et avec les communautés ecclésiales.

Retrouvez le document intégral "N'aimons pas en paroles, mais par des actes" sur le site de la Fondation Jean Rodhain.

 

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