Fiche ressource : Flux migratoires mondiaux

14/12/2017

A l'occasion de la Journée mondiale du migrant et duréfugié, le 14 janvier 2018, retrouvez un document d'éclairage par le CIEMI (Centre d'Information et d'Etudes sur les Migrations Internationales).

Flux migratoires mondiaux

Questions et données chiffrées

Un « flux migratoire » proprement dit n’est pas un phénomène facilement identifiable. Pour la plupart des personnes, ce terme est synonyme d’exode de milliers d’individus, fuyant la guerre, en traversant plusieurs pays. Or, ce type d’événement est relativement exceptionnel dans le panorama des migrations, les flux migratoires étant surtout une réalité quotidienne qui voit les êtres humains bouger, circuler, voyager, changer de lieu de résidence, etc.

ans ces conditions, étudier et mesurer l’ampleur de la migration humaine s’avère difficile et compliqué. Seul un « bilan provisoire » de ces mouvements est possible, les spécialistes en étant réduits à comptabiliser dans les statistiques le nombre d’individus ayant décidé de demeurer de manière stable dans un nouveau lieu de vie.

Si nous nous en tenons aux données que les Nations unies collectent auprès de leurs États membres, les chiffres globaux des migrations internationales varient peu d’une année à l’autre, et se réfèrent à une situation qui remonte à un, deux, voire trois ans. Ils prennent en compte tous les types de migration régulière, « volontaire » ou « forcée », de personnes qui, dans leur pays d’accueil, sont détentrices d’un passeport étranger. À ce titre, si un riche industriel qui va s’installer à l’étranger a de fortes chances de figurer dans ces statistiques, un sanspapiers n’est pas, en revanche, pris en compte, et ce, bien que l’opinion publique considère plus ce dernier comme un « migrant » que son homologue fortuné.

De fait, le phénomène migratoire concerne au moins quatre catégories de personnes :

- Les individus qui ont migré depuis peu pour des raisons « officiellement » économiques, qui envoient une partie de leur revenu à leur famille restée au pays ou qui projettent d’y investir leurs économies ;

- Les migrants forcés, dont la priorité est de reconstruire leur vie dans un pays sûr ;

- Les personnes qui ont migré depuis longtemps pour des raisons économiques et qui, avec le temps, en sont venues à considérer que leur installation actuelle pouvait devenir définitive ;

- Les individus qui ne se reconnaissent dans aucune de ces catégories, leurs motivations de départ et leurs projets différant des autres. Parmi tous ces cas de figure, les « vrais » migrants, à savoir ceux qui ont besoin d’une protection et d’un accompagnement, sont surtout les personnes qui ont quitté leur pays pour des motivations majeures et qui, une fois installées ailleurs, subissent des inégalités de traitement, des humiliations et des discriminations à cause de leur origine nationale et ethnique

 

Retrouvez ci-dessous en pièce-jointe le document complet en version PDF.

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