Livre de la Genèse (18, 1-8) : L’hospitalité d’Abraham

14/03/2018

 

 

Livre de la Genèse (18, 1-8) L’hospitalité d’Abraham

Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l’entrée de la tente, à l’heure la plus chaude du jour. Abraham leva les yeux et vit trois hommes debout près de lui. Il courut à leur rencontre et se prosterna jusqu’à terre.

Il dit : « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur. Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre. Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces.»

Il alla trouver Sara dans sa tente : « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine, pétris la pâte et fais des galettes. » Puis il courut au troupeau, prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer. Il prit du fromage blanc, du lait, le veau que l’on avait apprêté, et les déposa devant eux.

Il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre, pendant qu’ils mangeaient.

 

* * * * * * * * *

À la paroisse de Bussy St Georges (77), Chrétiens du Monde regroupe une vingtaine de personnes d’origine africaine, dont certaines cheminent avec le Secours Catholique. Elles se réunissent les dimanches pour répéter les chants des messes qu’elles animent chaque mois.Régulièrement, elles lisent l’Évangile ensemble.

- Les chênes de Mambré, c’était surement un lieu de passage, comme une gare routière où Abraham s’était installé.

- Abraham se prosterne, il devait accueillir tout le monde comme ça. C’est un homme de Dieu qui est heureux de la rencontre. Il dit « ton serviteur ». C’est son état d’esprit. Il se dit que ces 3 hommes représentent son Dieu qui vient à lui. Il les accueille comme si c’était Dieu. La seule personne qui pouvait faire courir Abraham, c’est Dieu.

- En Afrique on doit accueillir quelqu’un qu’on ne connait pas. Pourtant on ne sait pas que c’est Dieu. Mon père sous la véranda voyait les gens passer. Tout le monde pouvait se servir à manger chez nous. Quand quelqu’un n’a pas à manger, ça me fait toujours mal au cœur.

- Oui, chez nous, quand quelqu’un arrive, on lui donne de l’eau et un siège pour s’asseoir. Là bas, tout est ouvert. L’hospitalité africaine, c’est ça.

- Abraham leur a fait à manger, mais il n’a pas mangé avec eux. C’est l’attitude du serviteur. C’est toute la maisonnée qui se met en branle et prend part à son hospitalité.

- Est-ce que l’hospitalité c’est toujours accueillir dans nos maisons ? C’est aussi ouvrir son cœur.

- Un des problèmes en France, c’est à celui qui arrive de faire l’effort de s’insérer. C’est un choc de cultures pour nous. Moi j’ai pu m’intégrer dans la paroisse seulement l’an dernier, quand un prêtre m’a demandé de balayer l’église avec lui.

- Moi, au contraire, je suis arrivée à Bussy un vendredi et dès le dimanche à la messe, j’ai été accueillie. Les verres de l’amitié à la sortie des messes, ça permet de se parler.

- Les migrants, la France ne les accueille pas comme il se doit. Aujourd’hui, avec les migrants, on a peur. Abraham, lui, n’a pas eu peur.

- Chez moi en Afrique, quand tu reçois quelqu’un sous le soleil et que tu lui offres l’hospitalité, il te bénit. C’est important pour nous. Quand tu reçois l’autre comme le Seigneur le demande, tu as la bénédiction.

Contact : justinia.clement@yahoo.fr

Ajouter un commentaire