Pentecôte : "Chacun entend à sa façon. La langue maternelle, c’est intime, personnel."

18/05/2017

Suite à la lecture du Livre des Actes des Apôtres, découvrez le partage du groupe de parole « Lève-toi et marche » d’Antony.

 

Actes des Apôtres, chapitre 2, versets 1 à 14

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?

Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

Ils étaient tous dans la stupéfaction et la perplexité, se disant l’un à l’autre : « Qu’est-ce que cela signifie ? » D’autres se moquaient et disaient : « Ils sont pleins de vin doux ! »

Alors Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.

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Accueil de la Pause (Antony) – année 2016 - Le groupe de partage de la Parole « Lève-toi et marche »

 « Un bruit survint du ciel comme un violent coup de tonnerre » : cela rappelle le Prophète Elie, qui cherche la voix de Dieu dans le tonnerre, l’orage… et finalement l’entend dans la brise légère, une voix de fin silence (comme la voix de Fred, qui nous détend).

Marcher ensemble permet d’entendre le silence, la nature invite au silence. Dans la marche, on découvre d’autres pèlerins, on partage, on ressent les mêmes choses. Dans le silence de la marche, on recherche en nous-mêmes aussi.

Le silence… et les langues de feu. Les cloches… Je me suis rendu compte que j’habite à côté de l’église St Jacques de Compostelle. Et la cloche à la cité St Pierre vient d’Algérie. Ça sonne ! C’est quoi cette histoire ?

Les disciples étaient dans l’attente. C’est Dieu qui a l’initiative, qui déclenche. Pourquoi ils attendent ? Jésus leur avait dit « demeurez dans la ville ». Oui, mais ils attendent ensemble.

Le silence est différent quand on est ensemble ; quand on est seul le silence nous fait écouter nos vieux démons. Ils entendent peut-être parce qu’ils sont ensemble.

Chacun entend à sa façon. La langue maternelle, c’est intime, personnel. Du coup, quelle langue utilise Pierre pour parler ?

Ce texte fait encore appel à nos sens, comme Bartimée avec la vision : ici oreille pour entendre mots, paroles.

Ils sont tous différents, c’est ce qui va nous arriver la semaine prochaine, pendant la marche des 70 ans. A Lourdes aussi, nous étions tous différents, et tous unis, chacun priant à sa façon.

« Chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit » : c’est beau !

La confusion : il y a la bonne confusion, qui permet de s’ouvrir à la diversité, et la mauvaise confusion, qui embrouille (comme la tour de Babel).

On peut être sceptique quand on voit toutes les misères du monde. Y a qu’un bon Dieu pour les enfoirés, ça tombe toujours du même côté, les pauvres crèvent la faim, les riches profitent. Le diable a plus de pouvoir que le Seigneur. Le Seigneur. Il ne peut pas faire tout seul, il faut mettre la main à la pâte. Où est Dieu dans tout ça ?

Dans le poème « les pas dans le sable », quand les traces de pas ne sont plus qu’une, c’est Dieu qui porte le souffrant, le fatigué de la vie, …. .

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