Avec ou sans travail, agir ensemble

24/05/2017

Dans le Doubs, les membres de l'association Agir Ensemble et du Secours catholique font l’expérience de la force d’un groupe pour continuer à vivre quand on n’a pas de travail.

Que reste-t-il quand on n'a plus de travail? Le travail est-il forcément central? À Pont-de-Roide, dans le Doubs, une association réunit des personnes en précarité vis-à-vis du travail. Perte d'emploi, chômage, maladie, emplois de courte durée... Les membres d'Agir Ensemble font l'expérience de la force d'un groupe. Grâce à l'association ils découvrent la possibilité de construire et d'entreprendre ensemble autrement que par le travail salarié.

 

À Pont-de-Roide, autrefois, tout était Peugeot. On travaillait dans l'usine - installée en 1843, spécialisée à partir de 1927 dans le laminage de l'acier inoxydable - on vivait dans les logements fournis par l'entreprise, on achetait au magasin Peugeot et on se soignait à l'hôpital Peugeot. L'usine existe toujours aujourd'hui, même si son activité n'est plus aussi importante. Elle emploie 300 personnnes et appartient au groupe ArcelorMittal via sa filiale Aperam.

Joseph, Alexandre et Patrick ont connu le chômage. Leur expérience nous permet de réfléchir à la place du travail dans nos vies. "Le travail ça apporte une certaine stabilité, ça nous permet de réguler les journées, tandis que quand on est en période d'inactivité on n'a plus les repères", témoigne Alexandre, qui vient de perdre son travail pour inaptitude.

"Il ne faut pas travailler plus il faut travailler mieux." Joseph a connu de longues périodes de chômage, aujourd'hui il vient de créer une société: "Le travail ça apporte principalement l'indépendance et l'image qu'on reflète auprès des autres est beaucoup plus positive." L'association Agir Ensemble lui donne l'occasion de s'investir. Une façon de se sentir utile et de gagner en estime de soi.

"Depuis l'enfance on nous dit que le travail procure de l'indépendance et que ça rend une personne utile à la société, là, on doit passer de longues journées à ne rien faire." Patrick, lui, est demandeur d'asile, ce qui l'empêche de trouver un travail. Dans son pays d'origine, il était responsable des Ressources humaines. Et "se sentait utile".

 Émission enregistrée le 4 mai 2017  - Diffusion le 23 mai 2017 sur les antennes de RCF

© Crédits Photo : Sr Elisabeth Drzewiecki - P&F

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