Des pères de l’Eglise nous aident à préparer la journée mondiale des pauvres (2)

 

Afin de préparer la Journée Mondiales des Pauvres, retour sur des textes de St Grégoire le grand et St césaire d'Arles

 

La terre est commune à tous les hommes. St Grégoire le grand

La terre est commune à tous les hommes et, par conséquent, les aliments qu’elle fournit, elle les produit pour tous communément. C’est donc à faux que se jugent innocents ceux qui réclament pour leur usage privé le don que Dieu fit pour tous. Ces hommes qui ne font point l’aumône des biens qu’ils ont reçus, se rendent coupables de la mort de leurs frères, en ce sens qu’ils laissent chaque jour périr à peu près autant d’hommes qu’ils retiennent par avarice de subsides nécessaires aux pauvres gens qui meurent de faim. C’est qu’en effet, quand nous donnons aux miséreux les choses indispensables, nous le leur faisons pas de largesses personnelles nous leur rendons ce qui est à eux. Nous remplissons bien plus une devoir de justice que nous n’accomplissons un acte de charité.

Grégoire le Grand (537-604), Le Pastoral, 3, 21. Trad. J. Boutet, Desclée de Brouwer, 1928, p. 195.

Tiré de Paul CHRISTOPHE, Les pauvres et la pauvreté. 1ère partie : des origines au XVe siècle, Paris, Desclée, 1985, p. 40.

 

"Venez à l’église avec vos offrandes" Saint Césaire d’Arles

Venez avec plus de hâte à l’église, apportez vos offrandes qui seront consacrées sur l’autel, visitez les malades, recevez les étrangers, lavez les pieds aux hôtes, visitez les prisonniers. […]

Qui ne peut pas enseigner au moins d’offrir dans les églises la dîme de tous les fruits et de toutes les affaires pour les pauvres, selon le précepte du Seigneur, d’inviter à table les pauvres et les voyageurs plus souvent que les riches et les luxurieux.

Et d’abord, livrez la dîme de tous vos revenus à l’église pour les clercs et pour les pauvres, et des neuf parts qui vous restent, faites des aumônes. […] Quand vous venez à l’église, présentez les offrandes qui seront consacrées sur l’autel. Il existe nombre de pauvres et de fidèles qui apportent fréquemment des offrandes à l’église. Et alors qu’ils ont à peine de quoi vivre, ils ne viennent pas sans rien. Par contre, il existe des riches qui ne donnent rien aux pauvres, qui n’offrent rien dans les églises, et ne rougissent pas de communier à l’offrande qu’un pauvre a apportée. En quoi ils reçoivent plus leur jugement que leur remède.

Cité par Adalbert HAMMAN, Vie liturgique et vie sociale, Paris, Desclée, 1968, p. 288-289.

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