La diaconie de l’Église est appelée à se faire publique et politique

08/11/2015
Comité théologique Diaconia

La diaconie de l’Église est appelée à se faire publique et politique. En se montrant particulièrement sensibles aux plus faibles, en luttant à leurs côtés pour une société plus juste, les chrétiens peuvent jouer un rôle de veille et de mobilisation particulièrement nécessaire face aux logiques dominantes du monde. C’est aussi un enjeu pour collaborer avec celles et ceux qui n’appartiennent pas à l’Église. En tant qu’elle est au service de la fraternité entre tous, la diaconie concerne en effet la société dans son ensemble.

L’action diaconale  
Si le Christ s’est présenté comme serviteur, croire en lui, c’est le recevoir comme frère (Lc 22, 27) et marcher à sa suite, c’est servir à notre tour la fraternité (Lc 22, 26). Un tel service se vit à différents niveaux, mais c’est dans le champ politique qu’il acquiert sa portée universelle (1).   
Agir en politique, c’est nous interroger sur notre manière de faire, qui va trop souvent de haut en bas, du général au particulier. Le Christ nous donne plutôt de comprendre le caractère diaconal du politique en inaugurant une démarche du bas vers le haut, du proche au lointain, de l’interpersonnel au sociétal. Il nous invite écarter la tentation de nous approprier le pouvoir comme si nous en étions la source et la fin. Chacun est appelé à exercer ses responsabilités comme service, c’est-à-dire comme un envoi de la part d’un Autre, qui renvoie sans cesse à d’autres.   
La diaconie assume sa dimension proprement politique lorsqu’elle reconnaît la capacité de tous à construire le bien commun (2). Elle s’inscrit alors dans des institutions et dans un droit pour arracher à la violence, à l’exclusion. Le service du frère et de la sœur commence certes par l’accueil individuel des personnes et par toute pratique visant à améliorer une situation personnelle, mais le service politique du frère rejoint et accomplit cette fraternité en assumant la dimension collective de la condition humaine.    

Les étapes d’une démarche :

Accueillir la parole de l’autre
Vivre politiquement la diaconie suppose d’accueillir tout d’abord le frère et la sœur qui sont à mes côtés, de les écouter, de partager avec eux. Le terreau indispensable à tout comportement politique est la reconnaissance de chacun, et d’abord de ceux  que la société situe tout en bas de son échelle, les petits, les pauvres, les marginaux, les réfugiés, ceux qui ne sont pas habituellement pris en compte. Nous n’accueillerons pas l’attente du frère lointain  - ses souffrances comme ses capacités - sans accueillir celle du frère proche.   
Il faut nous regrouper et échanger dans la diversité de nos situations et de nos cultures pour que les expériences, les injustices, les rêves se manifestent. Il s’agit de développer de véritables échanges. Le récit de la précarité des uns et la découverte de leur dignité permettront aussi aux autres, s’il en est besoin, de prendre conscience de leur propre précarité et de la vraie source de leur propre dignité.  
Plus radicalement, les plus pauvres nous convoquent à oser faire alliance avec eux du fait même qu’ils sont considérés comme inutiles. Voilà qui donne ses chances à une solidarité qui ne prend pas appui sur la force des uns pour aller vers la faiblesse des autres mais qui s’appuie sur la vulnérabilité partagée de tous (3).  Comme le Christ nous a enrichis de sa pauvreté (2 Cor 8,9), ainsi pouvons-nous à notre tour nous fortifier les uns les autres de nos faiblesses.

Refuser tout fatalisme
Faire le choix d’une diaconie politique suppose que l’on renonce à considérer que « rien ne peut changer », que « ça a été toujours comme ça ». La « soumission au destin » n’est pas compatible avec notre foi (4). Une vision fataliste ne peut faire que le jeu des injustices et des hiérarchies mises en place. Si Dieu a remis le monde entre nos mains, c’est pour que nous participions à sa création. A quoi serviraient les appels constants des papes et des évêques à plus de justice et de paix, si nous ne pouvions rien faire pour améliorer notre vie collective ? Nous avons la rude tâche de vaincre le sentiment d’impuissance politique et de résignation qui domine dans notre société.

S’indigner, admirer, oser
Après le temps de l’accueil d’autrui, de l’échange et du constat, il est important de faire place en nous à une double réaction : l’indignation et l’admiration. L’indignation : si l’injustice est là, laissons-nous atteindre par elle, ne craignons pas de manifester notre scandale devant le traitement subi par nos frères humains. Accueillons comme une blessure personnelle ce que les autres subissent. Accédons ensemble à une parole qui dénonce.   
L’indignation doit aussi faire place à l’admiration devant le comportement d’autrui, devant sa résistance et sa capacité à inventer des voies de survie : les initiatives des femmes dans les quartiers pour préserver l’avenir des plus jeunes, le dynamisme associatif, l’accueil d’une personne mal logée, les « tables ouvertes » qui bousculent les frontières, etc. La générosité existe, le courage de vivre suscite l’imagination, la souffrance n’éteint pas la capacité à trouver des issues. La Résurrection est déjà au travail dans notre monde : il nous faut repérer les « signes du temps ». C’est pourquoi nous ne pouvons en rester à ce qui est négatif.  
Chrétiens, nous avons une fonction prophétique à honorer : elle consiste à dire publiquement les exigences incontournables à mettre en œuvre pour une véritable humanisation de notre monde. Une telle parole s’élabore souvent par-delà les divergences confessionnelles et rejoint tous les « hommes de bonne volonté », tous ceux pour qui l’humanisation du monde est une tâche primordiale.

Comprendre et analyser
Une dénonciation ne devient fructueuse que si nous tentons de comprendre le pourquoi et le comment de telles situations. Sans cela, nous ne serons pas à même de passer à l’étape suivante, tout aussi essentielle, qui consiste à élaborer, proposer, inaugurer et peut-être même exiger des changements positifs. En prenant le temps d’écouter les « autres », notamment les blessés de la vie, on perçoit que des idées innovantes peuvent naître avec eux, on les partage, on leur donne du pouvoir (5). Il importe alors de se confronter ensemble à une analyse sérieuse de tout ce qui génère des injustices dans notre monde, « les structures de péché » (6), en menant des expertises plurielles.  
En montant ainsi en généralité, nous rentrons en politique. La pluralité des options, la divergence des approches sont ici un atout dans la mesure où nous reconnaissons une « légitime variété d’options politiques » (7). Un tel travail ne peut être mené correctement sans inclure d’abord ceux qui subissent l’injustice. Cette compréhension permet de ne pas en rester à une position de victime mais de situer l’enjeu pour la reconnaissance des libertés : déceler les obstacles, les leviers, les alliés possibles, et aussi les adversaires…

Personnellement et collectivement
Car, s’il revient à chacun de prendre ses responsabilités selon sa conscience, il importe ici de se demander : que peut-on faire ensemble ? Le service politique du frère commence dans notre voisinage immédiat. Lorsque progresse une prise de conscience de l’injustice à un niveau très local (logement, travail, accueil de l’étranger), nous commençons à agir sur place (commune, entreprise, association, mouvements et groupements divers) pour que la situation change. Ce n’est que peu à peu que nous élargissons notre horizon. Il arrive certes que des modifications locales ne peuvent porter leurs fruits parce qu’elles ne sont pas accompagnées de modifications globales, de dimension nationale ou internationale. Il serait néanmoins dérisoire de vouloir agir pour des changements à grande échelle sans commencer par modifier ce qui est plus directement à notre portée, et, bien évidemment, sans commencer par convertir notre comportement dans notre vie personnelle : « Soyez le changement que vous voulez pour les autres » (Gandhi).  
Il y a là quelque chose d’essentiel : ne jamais dissocier dans la pratique de la justice le comportement que nous avons dans notre vie personnelle et ce que nous proposons au plan collectif. Tout espoir de changement dans la société s’enracine dans l’inauguration d’un nouveau mode de vie personnel et interpersonnel. Des chrétiens en communauté peuvent aussi tenter de l’inaugurer. Il n’y a rien de plus contradictoire, par exemple, que de prôner un « développement durable » et de ne rien modifier dans ses pratiques en matière de consommation d’énergie, de mode de déplacement, d’achat de produits (8).

Risquer une action
La diaconie est vraiment politique quand elle permet aux hommes et aux femmes de prendre en main leur avenir collectif et d’interagir avec ceux qui exercent des responsabilités. Dieu a remis le monde entre nos mains pour que nous le construisions au bénéfice de tous. Répondre à cet appel, c’est assumer la dimension politique d’une telle construction, chacun à son niveau.   
Nous pouvons d’abord contribuer à changer l’opinion grâce aux conversations avec nos voisins, nos collègues de travail, nos échanges divers. Même si cela est peu de chose, il est important de faire ce qui est à notre portée avant de rêver à des transformations grandioses. Donner la parole à tout le monde autour de nous est modeste mais subversif. Un véritable changement sociétal n’est d’ailleurs possible que si changent les mentalités.  
Les communautés chrétiennes (au sens large de mouvements, paroisses, etc.) sont appelées à prendre publiquement position sur des points qui défient le respect d’autrui et la pratique de la justice pour tous et, dès qu’elles le peuvent, à s’engager dans des actions et propositions susceptibles de changer l’ordre des choses. Il est important de surmonter nos craintes, nos pusillanimités en matière de parole et d’action publique (9). Il ne s’agit pas seulement de dénoncer, mais aussi de plaider pour des mesures concrètes. Agir sur le droit fait partie de la diaconie. C’est pourquoi de telles démarches gagneront à être le fruit d’une collaboration avec des instances non confessionnelles.  
Les chrétiens seront particulièrement intéressés à s’engager dans des actions d’ordre symbolique (10) sur des points précis, car elles sont autant de façons d’éveiller la conscience de tous et d’exercer une pression non violente sur les pouvoirs politiques. Il importe de développer de tels modes d’engagement.  
Enfin, pour être efficace, l’action exige la présence active du plus grand nombre dans les divers lieux de décision politique, ce qui implique de développer une culture lucide du compromis. Dans ce cas, il est bon de savoir s’arrêter régulièrement pour faire le point et de maintenir un dialogue exigeant avec nos frères dans la foi sur les options prises, alors même que celles-ci restent toujours sous la responsabilité personnelle de celui qui les prend.  
En tous ces points, il est indispensable de travailler avec ceux qui sont les victimes des injustices, de les écouter, d’élaborer avec eux des solutions et de soutenir leurs initiatives. Qu’il s’agisse de paroles ou d’actions, les plus pauvres sont appelés à être des partenaires à part entière du changement dans son origine et sa mise en place. Rien de juste n’est possible sans eux ; un autre avenir est possible avec eux.

La dimension internationale
Il ne s’agit pas de décider, de façon volontariste et généreuse, de créer des liens avec le lointain, mais de reconnaître le réseau dans lequel nous sommes de fait déjà insérés en raison des innombrables échanges de biens matériels et culturels dont nous vivons.  Les biens marchands que nous consommons quotidiennement sont pour une large part le résultat des rapports humains qui ont donné lieu à leur conception, à leur production et à leur circulation. Ils dissimulent des visages. Ils sont le fruit, si nous voulons bien le voir, de la forme concrète des rapports sociaux qui leur ont permis de prendre forme. Les services que nous recevons sont riches en eux-mêmes de relations à tous ceux qui auront contribué à les rendre. Des « biens publics internationaux » (l’eau, le climat…) nous sont « communs », mais tous n’y ont pas la même liberté d’accès. Nous sommes insérés de fait dans une toile dont les fils recouvrent la terre entière. Nous n’avons pas à nous mettre en relation avec l’autrui le plus lointain car nous le sommes déjà.  
Si nous sommes immanquablement partie prenante, la question se pose pourtant de savoir quel parti nous prenons. Il s’agit de passer du constat au choix. Si les relations nationales et internationales sont injustes, que puis-je faire, que pouvons-nous faire ensemble pour qu’un pas en avant vers plus de justice et de solidarité soit possible ? Quelle politique promouvoir ou tout au moins soutenir qui permette de servir le frère le plus proche et le plus lointain (11) ?  Quelles  innovations la reconnaissance du frère peut-elle nous inviter à proposer ?   
Nous voyons bien qu’à ce niveau la question est politique : elle met en jeu les modes de vie de nos sociétés, la façon dont elles s’organisent, les valeurs qu’elles mettent au premier plan, les informations qu’elles transmettent ou dissimulent, le lien qu’elles entretiennent avec d’autres peuples et nations. Des solutions individuelles et privées ne peuvent avoir l’ampleur requise. Une action collective devient nécessaire (12). N’avons-nous pas un rôle à jouer dans la participation aux instances associatives, sociales, politiques, culturelles capables de promouvoir un véritable « bien commun » ? Le service du frère le plus lointain se situe ainsi dans la continuité de celui du frère le plus proche. Le chemin est long, mais la souffrance de ceux qui subissent les dégâts provoqués par des structures nationales ou internationales injustes est un appel qui est adressé à chacun de nous (13).

Des points de repère liés à notre foi  
A la fin de ce parcours, il est bon de rappeler quelques-unes des convictions chrétiennes de base sur lesquelles peut s’appuyer notre « diaconie politique » :  

  • Le terme de « diaconie », dans les évangiles, ressaisit en un mot l’ensemble de la mission du Christ, que l’on peut comprendre comme l’établissement d’une nouvelle alliance entre l’humanité et Dieu (Mc 10,45). En même temps, la diaconie résonne dans la bouche de Jésus comme un appel à ne pas entrer dans les logiques du monde où le pouvoir s’exerce comme volonté de domination et quête des meilleures places, mais comme un envoi qui vise le relèvement de chacun (Lc 22, 24-27).  Ces deux données fondamentales invitent à revisiter nos conceptions du politique : l’espace public ne se réduit pas à l’arbitrage entre intérêts divergents, mais il est aussi le lieu de la construction d’un monde commun où tous sont appelés à trouver leur place et à apporter leur contribution singulière. La responsabilité politique est à vivre comme un service, à exercer dans un esprit de dialogue, dans la non-violence.  
  • Une des caractéristiques essentielles de l’amour de Dieu est qu’il ne fait acception de personne (Ac 10, 34), lui qui « fait tomber la pluie sur les justes et les injustes » (Mt 5, 45). Recevoir un tel amour, c’est épouser une démarche semblable de bienveillance à l’égard de tous et agir pour une justice réellement universelle. Les inégalités dont les femmes sont victimes, le regard d’indifférence ou de mépris jeté sur certaines catégories d’étrangers, la méfiance face aux jeunes des banlieues, le racisme ordinaire, les inégalités scandaleuses de revenu, etc., toutes ces réalités sont insupportables à toute personne et communauté habitées par l’Esprit du Christ. C’est une négation de l’universalité de l’amour de Dieu.   
  • Selon la foi chrétienne, le frère et la sœur sont le lieu décisif de la rencontre de Dieu. La relation au frère revêt une dimension immédiate, locale, mais aussi planétaire. Nos relations multidimensionnelles à autrui constituent le terreau de notre relation à Dieu. Par l’accueil qu’il réserve aux petits, Jésus nous invite à prendre spécialement en compte ceux qui sont les derniers dans notre société et dans le monde. Cela signifie que dans une perspective globale comme dans une perspective plus restreinte, nous sommes invités à juger une politique avant tout à partir des effets qu’elle produit sur les pauvres et les laissés-pour-compte.    
  • Les communautés chrétiennes ont à exercer leur fonction royale et prophétique dans ce monde. Comme le rappelle le concile Vatican II, la fonction royale des chrétiens est participation à celle du Christ, ils l’exercent particulièrement lorsqu’ils travaillent à la construction d’un monde plus juste14. Il s’agit de faire en sorte que « les valeurs de la création soient cultivées dans l’intérêt absolument de tous les hommes, selon les fins du Créateur et la lumière de son Verbe, grâce au travail de l’homme, à la technique et à la culture, à obtenir aussi que ces biens soient mieux distribués entre les hommes15. »  
  • Lorsque l’Eglise catholique cherche à mettre en forme les fondements de son enseignement en matière sociale, elle met en avant des principes, dont deux qu’elle présente comme « intimement liés16 » : la solidarité et la subsidiarité. Ces deux principes s’enracinent dans la dignité de la personne humaine fondatrice de toute reconnaissance du frère. En vertu du premier, la fraternité s’inscrit dans un droit qui l’incarne et dans des institutions qui la soutiennent. En vertu du second, la fraternité se renforce dans la proximité tout en s’ouvrant à l’universel et vise à ancrer notre démocratie dans une dimension plus participative.      

En conclusion, face à la crise de nos démocraties et plus généralement à la crise du sens dans nos sociétés, les chrétiens doivent redécouvrir le goût de vivre en citoyens en franchissant le seuil  du relationnel au politique. Pour cela, il leur faut  retrouver le « sens du Royaume », de celui qui se vit et s’expérimente dans les marges, chez les petits. Dans la prière personnelle et communautaire, dans la méditation et  le partage de la Parole de Dieu, dans la vie liturgique et sacramentelle, ils sont alors invités à relire et à célébrer ce Royaume en germe et à y puiser des forces pour  contribuer à sa construction avec persévérance. A vivre et à reconnaître cet engagement politique comme un véritable chemin spirituel, complètement articulé aux autres dimensions de leur vie de foi.

Diaconia 2013 - Comité de Suivi Théologique de Diaconia – http://www.diaconia2013.fr

(1) Le pape Pie XI parlait du domaine politique comme du « champ de la plus vaste charité ». Plus récemment, Benoît XVI a parlé de « la voie institutionnelle – politique peut-on dire aussi – de la charité, qui n’est pas moins qualifiée et déterminante que la charité qui est directement en rapport avec le prochain, hors des médiations institutionnelles de la cité. » (Caritas in veritate, 7).  
(2) Le bien commun « comprend l’ensemble des conditions de vie sociale qui permettent aux hommes, aux familles et aux groupements de s’accomplir plus complètement et plus facilement. Aussi doit-il être l’objet d’une recherche inlassable de ce qui sert au plus grand nombre, de ce qui permet d’améliorer la condition des plus démunis et des plus faibles. Il se doit de prendre en compte non seulement l’intérêt des générations actuelles, mais également, dans la perspective d’un développement durable, celui des générations futures.»  (Commission sociale de l’épiscopat français, Réhabiliter la politique, 9)  
(3) Cf.  Sollicitudo rei socialis , 39.
(4) Cf. Gaudium et spes, 73.  
(5) Les Anglo-saxons parlent d’empowerment.
(6) Sollicitudo rei socialis, 36.
(7) Octogesima adveniens, 50.
(8) Tout récemment, le Conseil permanent de la conférence des évêques de France l’a bien indiqué en soulignant que tout se tient : « Le mode de vie qui est le nôtre depuis quelques décennies ne pourra pas être celui de tous les pays du monde, ni même se maintenir perpétuellement tel quel chez nous. » ( Elections : un vote pour quelle société ?,  3 oct. 2011).
(9) Des prises de position précises concernant l’immigration, l’inégalité homme-femme, la précarité calculée des emplois et tant d’autres points que nous pouvons observer autour de nous tant au plan local que national, peuvent être à la base de nos paroles et de nos démarches dans le champ de la diaconie politique.
(10) Les cercles de silence en sont un exemple parmi d’autres.
(11) Dans nos choix électoraux, tenons-nous compte de la place faite par les candidats à ceux qui sont les plus démunis, tant au plan de la politique nationale qu’internationale ? Dans nos choix de consommation, comment pouvons-nous faire place aux produits « honnêtes » et durables, c’est-à-dire à ceux dont la production s’est faite dans le respect des droits de homme (notamment du droit des travailleurs, des femmes, des enfants) et dans le respect des exigences écologiques de production et de transport ?
(12) Notamment au niveau européen, qui constitue un échelon important d’action au plan international.  
(13) Appel dont nous pouvons plus particulièrement prendre conscience à travers des contacts concrets avec les étrangers et  les immigrés, rencontres qui peuvent être des temps forts d’ouverture.
(14) Voir également Sollicitudo rei socia lis , 41.
(15) Lumen Gentium, 36.
(16) « En vertu du premier, l’homme doit contribuer avec ses semblables au bien commun de la société, à tous ses niveaux. Par-là, la doctrine de l’Eglise est opposée à toutes les formes de l’individualisme social ou politique. En vertu du second, ni l’Etat ni aucune société ne doivent se substituer à l’initiative et à la responsabilité des personnes et des communautés au niveau où elles peuvent agir… Par-là, la doctrine de l’Eglise s’oppose à toutes les formes de collectivisme » (Congrégation pour la doctrine de la foi, Instruction sur Liberté chrétienne et libération, n° 73).
 

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