De nos jours, on est pauvre quand ?

A l’occasion de la deuxième Journée Mondiale des Pauvres instituée par le Pape François, l’équipe locale du Secours Catholique de Pontault-Combault a proposé, en lien avec ses partenaires locaux, une animation sous la forme de « Paroles Partagées ».

Le 17 novembre de 10h à 12h, l’équipe a investi un bout de trottoir du petit centre commercial de Pontault-Combault afin d’interpeller les passants avec cette question : « De nos jours, on est pauvre quand… ? »

Voici quelques réponses que les personnes rencontrées ont partagées :

  • On ne peut pas prendre soin de soi (bien-être et accès aux soins). (B, 64 ans)
  • On est seul, qu’on se renferme sur soi. (S, 27 ans)
  • On est isolé, pauvreté relationnelle et spirituelle des jeunes, quand on n’a pas de vie sociale. (J-M,, 58 ans)
  • On manque d’amour. (C, 25 ans et J-C, 58 ans)
  • On se retrouve à la rue. (M, 62 ans)
  • On n’a pas accès à la culture. (J-Y, 63 ans et S, 84 ans)
  • On est obligé de changer de pays pour mieux vivre. (P-J, 64 ans)
  • On est à découvert tous les mois. (M, 36 ans)
  • On souffre de la solitude et l’isolement. (C-L, 61 ans)
  • On attend après une allocation pour finir le mois. (SPP, 40 ans)
  • On n’a pas de quoi se nourrir correctement. (A-E, 63 ans)
  • On n’a pas accès à la santé. (N, 35 ans et T, 59 ans)
  • De la pauvreté intellectuelle, lorsqu’on n’est pas instruit. (J-C, 58 ans)
  • On est tous pauvres. (E, 65 ans)
  • On survit au lieu de vivre. (C, 63 an)
  • On a de l’argent mais ce n’est pas assez pour vivre. (A, 33 ans)
  • On a des difficultés pour se loger. (C, 70 ans)
  • On n’a plus rien à la fin du mois alors qu’on travaille. (J, 21 ans)
  • Quand on devient transparent pour la société. Lorsque personne ne nous écoute. (E, 84 ans)

En 2017, 1362 700 personnes, dont 640 700 enfants, ont été accueillies par le Secours Catholique. Leur niveau de vie : 540 euros par mois. Les besoins sont innombrables, pourtant la demande principale reste la même : l’écoute. Car parler c’est déjà s’en sortir et écouter c’est déjà répondre. Ensemble, attaquons nous à la misère.

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