Deux témoignages venus des équipes fraternelles

08/10/2016

Je m’appelle Clairette et je fais partie de l’équipe fraternelle de Plaisir. Je fais partie de l’équipe d’animation paroissiale, je fais du catéchuménat, je donne la communion aux malades et j’ai participé à la réflexion pour le site « Servons la fraternité » avec la fondation Jean Rodhain. Je voudrais dire ce que l’Equipe fraternelle a fait pour moi. J’étais une moins que rien pour certains. Tout ce que j’ai vécu, c’était l’humiliation, c’était normal. Quand je suis rentrée dans le groupe fraternel, cette équipe m’a fait relever la tête. On partage tout, nos chagrins, nos difficultés, la nourriture aussi. Quand j’étais dans l’équipe la première fois, il y avait des intellectuels. Mais j’ai vu que je pouvais parler sans baisser la tête ; j’ai pu raconter mon histoire. Un prêtre m’a dit : « arrête de pleurer, relève la tête ».

On chante, on lit une page d’évangile, on partage les intentions de prière. Puis c’est le repas partagé, on continue le partage en mangeant. On fait tandem, on s’aide les uns les autres. Maintenant, je veux donner l’exemple aux autres pour dire que c’est possible.

Je m’appelle Annie et je fais partie de l’équipe fraternelle de Plaisir. Je fais aussi partie de l’équipe qui visite les malades et les personnes âgées dans les maisons de retraite. Je suis engagée dans l’équipe fraternelle depuis près de 20 ans.

J’ai eu la chance de naître dans une grande famille où il n’y avait pas beaucoup d’argent mais beaucoup d’amour. Pour ça, j’ai été gâtée par mes parents qui étaient chrétiens. Mais cela a été gâché par la pension chez des religieuses ; je ne voulais plus entendre parler d’Eglise. J’ai travaillé aux Petits Prés, un grand hôpital de personnes âgées et de malades psychiques. A l’époque, il y avait beaucoup d’atrocités faites aux résidents ; ça m’a révolté. J’ai eu la chance de rencontrer un prêtre moderne qui m’a dit « Les prêtres et les religieuses sont des hommes et des femmes. L’Eglise ne nous appartient pas, elle vous appartient ». Je n’avais jamais entendu ça ! Je priais toute seule ; ce prêtre m’a mis en confiance. J’ai appris à dire les choses. J’ai appris à ne pas regarder celui qui abaisse ou qui écrase mais celui qui accompagne.

Avec mon mari, j’ai vécu des gros pépins, des accidents graves. Lui, il a toujours gardé le Seigneur. Mes enfants ont été baptisés, sans trop de convictions de ma part. Je me suis laissée guider par l’Esprit saint. Ma fille a été en section SES et il n’y avait pas de caté pour ces enfants. Elle m’a demandé pourquoi les enfants de sa classe n’avaient pas droit au caté… On a créé le caté pour eux, « Pause-café », une fois par mois.

Grâce aux personnes que j’ai rencontrées, j’ai pris le dessus. En équipe fraternelle, on veut être là pour accueillir les personnes en difficulté.

 

Commentaires

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<p>2 très beaux témoignages sincères et&nbsp;inspirés.</p>

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