Extraits choisis du livre du Pont, "D'une rive à l'autre"

Un ouvrage écrit et dessiné par les membres du Pont : il dit ce que peut être l’art dans la recherche de soi-même et dans une démarche de rencontre avec les autres. Derrière la poésie et l’image se cachent des êtres blessés qui, au-delà de leur désarroi, communiquent leur formidable énergie à refuser la misère et l’isolement.

Plus de renseignements sur : http://www.lepont147.fr/index.php/2017/01/27/dune-rive-a-lautre/

Page 11- Aujourd’hui, Temps de l’ AVENT

Je prends ton cœur dans le mien Pour ne faire qu’un. Tu pars où je vais, tu vas bien. On fera ce bout de chemin ensemble. Je te porte en moi, Comme un soleil qui éclaire tout sur le chemin Plus de jalousie Plus de peur, Rien

Viens !

Page 13- Parole et Vérité Croire

Tout être humain cherche à combler un désir, et son désir essentiel et qui lui donne du bonheur, c’est de vivre. Or, croire pour moi me rend heureuse, c’est là où je trouve mon bonheur. Et je sais comment l’atteindre. Croire m’a appris que c’est l’amour qui est important pour nous. Ce n’est ni l’argent ni l’or mais l’accueil de l’autre avec ses difficultés, ses différences, et lorsqu’il y a « Parole » entre nous, il se passe quelque chose d’important, on découvre le vécu différent de chacun d’entre nous. On imagine souvent les pauvres dans des labyrinthes de désolation. Or les pauvres comme les riches lorsqu’ils se trouvent sans rien et dénués de tout découvrent un trésor au plus profond d’eux-mêmes. C’est Dieu, et ils font l’expérience l’un et l’autre que c’est dans le dénuement le plus total que se trouve la vraie richesse.

Page 15- Quand on aime...La route de la vie

Quand nous aimons, nous gravons l’amour comme un sceau dans nos cœurs pour ne pas passer à côté du bonheur.

Nous avons posé nos cœurs sur des sols étrangers, pour combien de temps et avec combien de gens ; là, nous avions l’espace de nos vingt ans.

Aujourd’hui nos cœurs battent toujours autant, Touchés et émus, remplis de vous tous.

Car, quand on aime, on s’en va, démarche vivante, pareils aux fourmis, soldats de l’amour.

Quand on aime, l’ordre du jour, c’est le cœur qui nous le donne. C’est son galop qui nous emmène plus loin.

Quand on aime, on a toujours raison, on est amoureux et c’est bon !

Page 1 - Etre fort

C’est rayonner de bonheur quand on est malheureux...C’est essayer de pardonner à quelqu’un qui ne mérite pas le pardon...C’est savoir donner sans retour, c’est rester calme en plein désespoir.. .C’est être joyeux quand on ne l’est pas ! C’est sourire quand on a envie de pleurer ... C’est savoir faire rire, quand on a le cœur en morceaux, et savoir se taire quand l’idéal serait de crier à tous son angoisse ! C’est savoir consoler quand...On a besoin d’être consolé soi-même...

Page 18 - J’ai compris ! Le bonheur de la rencontre

J’ai compris que dans la vie Il y a des gens qu’on rencontre et qui ne sont pas forcément des ennemis, ils peuvent être aussi des amis .Et j’ai compris que sur terre on n’est rien, et qu’en une seconde, notre joie, notre monde, peuvent s’écrouler. Et que rien n’est jamais acquis, que le désespoir et la solitude pouvaient du jour au lendemain revenir... Et j’ai compris que certaines choses sont importantes. Et que parler de choses sensibles qui me déchirent peut me faire avancer sur la route du bonheur. J’ai compris que faire du mal ce n’est pas bien...Mais comment faire, puisque depuis que je suis sur terre je n’ai vu et je n’ai connu que ça autour de moi ?Alors j’ai compris que la recette du bonheur, c’est d’avoir des amis sur qui je peux compter, qui m’apprennent à répandre autour de moi Paix, joie et amour. Et j’ai compris que sans patience ni courage, ni pardon on n’arrive à rien. Et j’ai compris que le plus important est ce qui ne se voit pas et se loge dans notre cœur

Page 22 - Va plus loin avec…

« A dond’estas Tu ? Dios mio, ayuda me ! »Dans le métro, un enfant pleurant sur le bras, je l’ai rencontrée. Elle s’appelle Maria, elle ne fait pas la manche, mais reprend ce refrain inlassablement,« A donde estas Tu ? Dios mio, ayuda me ! »Mais oui, qu’est-ce que tu cherches ? Tu cherches Dieu ? Tu cherches ta voie ?
 D’où viens-tu ?
 Tu es Rom ?
 Je pensais que tu étais espagnole.
Bon, écoute,
Moi je te dis où tu vas le trouver, Dieu,
Tu descends à la Fourche et tu vas à l’église St Michel
 et là tu demandes à Dieu quelle est ta voie ...
On se donne rendez-vous dimanche à 10h d’accord ? »

Page 24 -Soleil je t’aime ! pour l’action de grâces 

Ce matin en ouvrant ma fenêtre, c’est toi que j’ai vu en premier ! En baissant les yeux sur la cour, c’est l’arbre que j’ai vu . L’arbre fleuri, et je me suis dit : « Enfin ! »Et j’ai eu envie de prier :Merci Mon Dieu, de nous donner ce beau soleil, cet arbre dans la cour, qui égaie et nous donne la joie de vivre avec mes amis. Oui, avec mes amis, ce soleil et cet arbre, me voici en pleine joie de vivre...

Page 26 - Les enfants de l’Amour celui qui dérange

Combien de gens sont passés sans jamais vouloir s’arrêter en refusant de voir cet homme sur le trottoir. De quoi avaient-ils peur ? De côtoyer le malheur ? Ou alors de lui parler pour essayer de le réconforter...

Il avait froid et faim et il tendait la main, mais son pauvre corps fatigué un beau jour s’est lassé. Et il a fini par s’endormir avec sur les lèvres un sourire, car enfin il s’était envolé vers des rivages ensoleillés. Quand un matin on l’a ramassé tout le monde l’a oublié, car qui était cet inconnu ? Personne ne l’a vraiment su. Ils n’ont jamais voulu croire qu’on pouvait mourir de désespoir. Et qu’on aurait pu le sauver en essayant de discuter tout en partageant chaque jour une partie de leur amour. Ne faites pas comme ces gens, ne soyez pas si méchants car on n’est jamais certain de ce que peut nous réserver le destin ! Vous qui regardez et jugez tous ces pauvres gens égarés. Pourquoi ne croyez-vous pas qu’un jour ils n’ont pas eu le choix ? Ils n’ont jamais demandé ce qui leur est arrivé. Oui, ils sont noirs ou gris mais pourquoi ce mépris ?Ils ne sont pas comme nous alors vraiment on s’en fout ! Vous qui partez à l’étranger pour pouvoir vous dépayser, vous vous prenez pour des rois alors qu’eux n’ont pas de toits. Ils n’ont rien à manger et vous ne faites que vous gaver vous régalant de leurs misères en envahissant leurs terres. Alors, soyez un peu indulgents et arrêtez-vous un instant, ne serait-ce que pour leur parler vous pourrez enfin les aider en leur prouvant pour un jour qu’on est tous les enfants de l’amour !

Table des matières et encore beaucoup d'autres extraits dans le pdf ci-dessous

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